L’affichage environnemental, où en sommes-nous ?

Porté par l’ADEME et le Ministère de la Transition Écologique, l’Affichage Environnemental doit apporter une évolution significative à nos habitudes de consommation.


Impliquant fabricants, distributeurs, pouvoirs publics et consommateurs, l’objectif est simple : fournir une méthodologie d’évaluation environnementale aux fabricants, qui permettra aux consommateurs de comparer les produits sur une base commune, et ainsi d’intégrer une dimension environnementale à leurs critères d’achat…

 

Ça vous rappelle quelque chose ? 😉

 

 

 

Un cadre légal multiple

L’Affichage Environnemental a été inscrit de différentes manières dans le cadre légal ces dernières années.

La Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (2015) souhaitait par exemple maintenir la transparence et la pertinence de l’information proposée aux consommateurs.
Elle garantissait ainsi que les communications environnementales des entreprises s’axent sur une analyse multi étape et multi critères, et donc la prise en compte l’intégralité de l’empreinte environnementale des produits, afin de ne pas omettre volontairement ou non d’informations.

En 2020, la Loi Anti Gaspillage et pour l’Economie Circulaire (AGEC) a repris le principe de l’Affichage Environnemental à son compte, afin de pousser les expérimentations sur certains secteur pilotes, à savoir l’ameublement, le textile, l’hôtellerie, les produits électroniques et les produits alimentaires.

Aujourd’hui, l’Affichage a été repris au sein de la Loi Climat et Résilience d’Août 2021, en son article 2. Cet article fixe, pour les mêmes secteurs que la loi AGEC, une phase d’expérimentation de 5 ans, suivi d’une application obligatoire.

 

 

Comment ça marche ?

L’Affiche Environnemental repose sur une logique ACV, une analyse multi-étapes (tout le cycle de vie du produit ou service est pris en compte) et multi-critères (plusieurs impacts environnementaux sont étudiés).
3 à 5 impacts environnementaux doivent être calculés. Ils sont déterminés par catégorie de produit, les émissions de gaz à effet de serre étant inclus systématiquement. Une base de données publique construite par l’ADEME, la Base Impacts, est mise à disposition des entreprises gratuitement, et leur permet de réaliser ces calculs
Une fois les impacts calculés , une note est attribuée à chacun d’entre eux, puis elles sont agrégées afin d’obtenir une note unique, transposable en score s’échelonnant de A à E.

Ce résultat final sera apposable sur les produits grâce à un visuel charté :

Il permettra ainsi aux consommateurs de s’informer en clin d’oeil sur l’impact des produits qu’ils souhaitent acheter : impact limité (A) ou impact fort (E).

 

 

Notre avis

Le concept d’Affichage Environnemental est très intéressant à plusieurs égards. Il permet évidemment aux consommateurs de mieux choisir les produits et services qu’ils souhaitent consommer, et de transformer ainsi leur acte d’achat en revendication, mais il oblige également les fabricants à plus de transparence et de responsabilité. Il va également permettre à certaines marques qui sous-traitent la production de leurs appareils de s’attarder davantage sur les modes de production utilisés par leurs partenaires industriels.

Nous attendons cela dit plus d’information sur la mise en place effective de cet affichage , dont le processus a été initié en 2009 ! La base Impacts sera t’elle la méthodologie définitive retenue pour cet Affichage, au vu de la montée en puissance de la méthodologie Européenne du Product Environmental Footprint (PEF) ?
Si la France souhaite maintenir son statut de précurseur européen sur l’Affichage Environnemental, il est à parier que non.

Nous aurions également souhaité plus de détail dans l’affichage en lui même : un détail du poids des cycles de vie ou des impacts serait à privilégier car ils permettraient aux consommateurs d’aller plus loin dans leur compréhension du sujet. Une crainte subsiste également, la capacité de cet affichage à intégrer l’innovation.
En effet, un comparatif dynamique permettrait d’éviter une situation telle que celle de l’étiquette énergétique : une remise à niveau tous les 7 ans, avec des périodes critiques où majorité des produits atteignent la note maximale.

Quoi qu’il en soit, nous attendons la mise en oeuvre obligatoire avec impatience, dans la mesure où elle permettra une amélioration de l’offre et maximisera les prises de consciences des consommateurs !

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